Avec les romantiques, le thème de la Nature
devient majeur.
Comme on l'a vu ailleurs
sur ce site, la Nature est, pour plusieurs poètes du début
du 19e siècle, l'incarnation la plus tangible de Dieu.
C'est par elle que, comme on le voit chez Hugo
et Lamartine, le divin
manifeste le mieux sa grandeur.
Mais pour la plupart des romantiques, le spectacle
de la Nature ramène d'abord à l'Homme lui-même:
l'automne
et les soleils couchants
deviennent dès lors des images du déclin de nos
vies, alors que le vent
qui gémit et le roseau
qui soupire symbolisent bien entendu les émotions
du poète lui-même. Même en musique, notamment
dans la Pastorale de Beethoven, c'est bien moins une description
de paysages champêtres qu'il faut entendre que l'écho
de la sérénité ou de la colère vécue
par un homme.
La Nature, enfin, est un lieu de repos, de recueillement;
en s'y arrêtant, on oublie la société, les
tracas de la vie mondaine. Il est d'ailleurs conséquent
à l'esprit romantique qu'on se confie plus aisément
à un lac
qu'à un ami en chair et en os. C'est bien là le
signe, à la fois, du dédain des romantiques pour
l'univers social et du goût de ces poètes pour la
méditation, pour un retour sur soi que la Nature, comme
un miroir, ne fait que favoriser.
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La Nature
Théophile Gautier
Victor Hugo
Alphonse de Lamartine
Alfred de Musset
Gérard de Nerval
Alfred de Vigny
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