Vers la page précédente Vers la page d'accueil du site poetes.com Vers la page d'accueil du site Romantisme Vers l'index des titres Vers la page Chronologie du Romantisme Vers la page suivante

Sommaire du site

LA MUSIQUE ROMANTIQUE

Musique I par Gustav Klimt

Comme en littérature, le romantisme a été en musique le courant dominant du dix-neuvième siècle. Dès 1810, Beethoven se rapproche de ce mouvement, mais c'est surtout à partir de 1821, avec le Freischütz de Carl Maria von Weber, puis avec les œuvres pour piano ou pour musique de chambre composées par Schubert que le romantisme s'impose. Plus tard, les pièces de Berlioz, de Liszt, de Schumann et de Wagner font du romantisme l'influence dominante dans la musique du milieu du dix-neuvième siècle. D'ailleurs, Brahms, Bruckner, Tchaïkovski puis Mahler vont permettre que ce courant tisse ses prolongements jusqu'au vingtième siècle.

La musique romantique n'a évidemment pas été conçue pour apaiser les âmes. Bien au contraire, tout vise ici à susciter l'émotion, à bouleverser. Le piano, en remplaçant le clavecin, permet désormais d'exploiter de puissants contrastes de dynamique, ce qu'exploitent notamment Beethoven (cf. la Hammerklavier) et Chopin (notamment à la fin de la Révolutionnaire). De la même façon, l'orchestration devient de plus en plus audacieuse et sophistiquée, ce qui, en attendant Mahler, apparaît clairement dans la Neuvième symphonie de Beethoven et dans la Fantastique de Berlioz. Les sonorités inventées par les romantiques sont particulièrement colorées et évocatrices, davantage en tout cas que chez des classiques comme Haydn ou Mozart.

Avec les romantiques, les formules héritées du dix-huitième siècle (notamment la forme-sonate) éclatent, un peu comme à la même époque la tragédie au théâtre. Le problème de l'unité des œuvres se pose donc avec une acuité particulière. Certains, comme Schumann dans ses pièces pour piano (cf. les Kinderszenen, les Kreisleriana et le Carnaval), favorisent carrément l'éclatement et la pièce musicale est dès lors composée d'une multitude de fragments peu ou pas développés. Chez Wagner, au contraire, l'opéra n'est plus divisé en numéros relativement brefs comme cela était le cas chez Mozart ou Rossini: à la place, ses opéras sont faits de coulées longues et puissantes, propres à faire ressentir la montée des passions des personnages, et c'est par le retour de leitmotive que l'œuvre conserve son unité. De manière assez analogue, Berlioz fait revenir une mélodie de manière incessante, et c'est autour d'une telle idée fixe que tourne sa Symphonie Fantastique.

Chez Liszt, les poèmes symphoniques s'appuient sur des récits littéraires. Pour ne citer que trois exemples, Ce qu'on entend sur la montagne et Mazeppa de Hugo, ainsi que les Préludes de Lamartine ont fourni à Liszt les trames de compositions d'envergure. Ces textes littéraires, qui ont d'ailleurs été tous les trois repris sur ce site, constituent d'excellentes illustrations du rapport Musique/Poésie que presque tous les romantiques ont aimé exploiter.

Si la littérature romantique a occupé un espace considérable pendant la première moitié du dix-neuvième siècle, il faut bien reconnaître que sa traduction musicale a peut-être eu un poids encore plus important.

Extraits musicaux

Note: Pour être écoutés, ces extraits doivent être lus à l'aide du module externe Flash (version 4 ou supérieure).

Berlioz: Symphonie fantastique
(extrait)

Chopin: Étude révolutionnaire

Schumann: Kreisleriana (extrait)

Wagner: Mort d'Isolde (extrait)


Vers la page précédente Vers la page d'accueil du site poetes.com Vers la page d'accueil du site Romantisme Vers l'index du site Lamartine Vers la chronologie du Romantisme Vers la page suivante
  Romantisme  ©Jacques Lemaire, 1999-2017