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Sommaire des poèmes

VEILLÉES

  I

     C'est le repos éclairé, ni fièvre, ni langueur, sur le lit ou sur le pré.

     C'est l'ami ni ardent ni faible. L'ami.

     C'est l'aimée ni tourmentante ni tourmentée. L'aimée.

     L'air et le monde point cherchés. La vie.

     - Était-ce donc ceci ?

    - Et le rêve fraîchit.

Veillees.jpg (9487 octets)

II

L'éclairage revient à l'arbre de bâtisse. Des deux extrémités de la salle, décors quelconques, des élévations harmoniques se joignent. La muraille en face du veilleur est une succession psychologique de coupes, de frises de bandes atmosphériques et d'accidents géologiques. -Rêve intense et rapide de groupes sentimentaux avec des êtres de tous les caractères parmi toutes les apparences.

IlI

    Les lampes et les tapis de la veillée font le bruit des vagues, la nuit, le long de la coque et autour du steerage.

    La mer de la veillée, telle que les seins d'Amélie.

    Les tapisseries, jusqu'à mi-hauteur, des taillis de dentelle teinte d'émeraude, où se jettent les tourterelles de la veillée.

   .........................................

    La plaque du foyer noir, de réels soleils des grèves : ah ! puits des magies ; seule vue d'aurore, cette fois.


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 Arthur Rimbaud
©Jacques Lemaire, 1999-2017