Vers la page précédente Vers la page d'accueil du site Poetes.com Vers la page d'accueil du site des Parnassiens Vers l'Index des titres Vers la page suivante

Sommaire des poèmes

LES YEUX

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore.

Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants,
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent :

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.

La vie intérieure

La couronne douloureuse par Jacqueline Jacquemin

Vers la page précédente Vers la page d'accueil du site Poetes.com Vers la page d'accueil du site des Parnassiens Vers l'Index des titres Vers la page suivante

   Résultats par page:

Type de correspondance: N'importe quel mot recherché Tous les mots

Les Parnassiens
 ©Jacques Lemaire, 1999-2017