L'éclair
vibre sa flèche torse
A l'horizon mouvant des flots.
Sur ta natte de fine écorce
tu rêves, les yeux demi-clos.
A l'horizon mouvant des flots
La foudre luit sur les écumes
Tu rêves, les yeux demi-clos,
Dans la case que tu parfumes.
La foudre luit sur les écumes,
L'ombre est en proie au vent hurleur.
Dans la case que tu parfumes
Tu rêves et tu souris, ma fleur !
L'ombre est en proie au vent hurleur,
Il s'engouffre au fond des ravines.
Tu rêves et tu souris, ma fleur !
Le coeur plein de chansons divines.
Il s'engouffre au fond des ravines,
Parmi le fracas des torrents.
Le coeur plein de chansons divines,
Monte, nage aux cieux transparents !
Parmi le fracas des torrents
L'arbre éperdu s'agite et plonge.
Monte, nage aux cieux transparents,
Sur l'aile d'un amoureux songe !
L'arbre éperdu s'agite et plonge,
Le roc bondit déraciné.
Sur l'aile d'un amoureux songe
Berce ton coeur illuminé !
Le roc bondit déraciné
Vers la mer ivre de sa force.
Berce ton coeur illuminé !
L'éclair vibre sa flèche torse.
Poèmes barbares
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