| Adieu
! je crois qu'en cette vie Je ne te reverrai jamais. Dieu passe,
il t'appelle et m'oublie; En te perdant je sens que je t'aimais. Pas
de pleurs, pas de plainte vaine. Je sais respecter l'avenir. Vienne la
voile qui t'emmène, En souriant je la verrai partir. Tu
t'en vas pleine d'espérance, Avec orgueil tu reviendras; Mais ceux qui
vont souffrir de ton absence, Tu ne les reconnaîtras pas. Adieu
! tu vas faire un beau rêve Et t'enivrer d'un plaisir dangereux; Sur ton
chemin l'étoile qui se lève Longtemps encor éblouira tes yeux. Un
jour tu sentiras peut-être Le prix d'un cur qui nous comprend, Le
bien qu'on trouve à le connaître, Et ce qu'on souffre en le perdant. 1839
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