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Sommaire des poèmes

LA CHANSON DU PETIT HYPERTROPHIQUE

C'est d'un' maladie d' cœur
Qu'est mort', m'a dit l' docteur,
Tir-lan-laire
Ma pauv' mère ;
Et que j'irai là-bas,
Fair' dodo z'avec elle.
J'entends mon cœur qui bat,
C'est maman qui m’appelle !

On rit d' moi dans les rues,
De mes min's incongrues
La-i-tou !
D’enfant saoul ;
Ah ! Dieu ! C'est qu'à chaqu' pas
J’étouff', moi, je chancelle !
J'entends mon cœur qui bat,
C'est maman qui m’appelle !

Aussi j' vais par les champs
Sangloter aux couchants,
La-ri-rette !
C'est bien bête.
Mais le soleil, j' sais pas,
M' semble un cœur qui ruisselle !
J’entends mon cœur qui bat,
C’est maman qui m’appelle !

Ah ! si la p'tit' Gen'viève
Voulait d' mon cœur qui s' crève.
Pi-lou-i !
Ah, oui !
J' suis jaune et triste, hélas !
Elle est ros', gaie et belle !
J’entends mon cœur qui bat,
C'est maman qui m’appelle !

Non, tout l' monde est méchant,
Hors le cœur des couchants,
Tir-lan-laire !
Et ma mère,
Et j' veux aller là-bas
Fair' dodo z'avec elle...
Mon cœur bat, bat, bat, bat...
Dis, Maman, tu m'appelles?

 

Étude pour le portrait d'Erich Lederer par Egon Schiele


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Jules Laforgue ©Jacques Lemaire, 1999-2017