1860
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Naissance, le 16 août, de Jules Laforgue, à Montevideo
(Uruguay). Son père, Charles
Laforgue, travaille pour une banque française.
Il est originaire de Tarbes. Sa mère,
née Pauline Lacolley, vient du Havre. Jules est le second fils
de la famille.
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1866
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Mme Laforgue et ses enfants quittent l'Uruguay et s'installent
à Tarbes. Em 1867, Mme Laforgue retourne en Amérique
du Sud, laissant deux de ses fils, Jules et Émile, aux
soins d'un de ses cousins. Les années suivantes sont, pour
Jules, occupées par des études médiocres
au lycée de Tarbes.
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1875
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Les parents de Jules viennent s'installer définitivement
en France. En 1876, la famille quitte Tarbes et vient habiter
Paris.
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1877
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La mère de Jules Laforgue meurt d'une pneumonie.
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1880
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Laforgue fait la connaissance de Gustave Kahn, l'un des premiers
adeptes du vers libre. C'est l'époque où Laforgue
compose ses «poèmes philosophiques», dont quelques-uns
sont repris ici dans la section des Premiers
poèmes.
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1881
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Laforgue vit, plutôt mal, de quelques critiques et d'articles
publiés dans de petites revues littéraires. Vers
la fin du mois de novembre, deux événements bousculent
la vie du poète: son père meurt et Jules prend la
charge de ses deux plus jeunes frères; ensuite, il est
engagé comme lecteur auprès de l'Impératrice
d'Allemagne.
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1882-1883
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Laforgue commence à écrire les poèmes qui
seront repris dans les Complaintes.
Laforgue voyage à travers toute l'Allemagne. Il est particulièrement
intéressé par les musées de Berlin, de Dresde
et de Munich.
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1885
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Les Complaintes sont enfin publiées
chez Léon Vanier, l'éditeur de plusieurs recueils
de Verlaine. Ce recueil attire l'attention et l'admiration de
Mallarmé, de Huysmans et de plusieurs jeunes poètes
parisiens. La même année Laforgue
compose puis publie, en novembre, les poèmes de l'Imitation
de Notre-Dame la Lune. Le poète écrit aussi,
à cette époque, quelques-unes de ses Moralités
légendaires.
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1886
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Laforgue quitte son poste de lecteur auprès de l'Impératrice
d'Allemagne. De retour à Paris, des revues d'avant-garde
telles La Vogue et Le Décadent publient des
uvres du poète. La même année a lieu
la publication, chez Léon Vanier, des Fleurs
de bonne volonté. Enfin, le 31 décembre,
à Londres, Laforgue épouse Leah Lee, une jeune Anglaise
qui lui avait donné des leçons de langue à
Paris.
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1887
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Pendant toute l'année, Laforgue souffre de ce qu'il prend
d'abord pour un mauvais rhume. Il s'agit de fait d'une phtisie
foudroyante et, le 20 août, Laforgue meurt à Paris.
L'année suivante, le 8 juin, son épouse meurt à
son tour, du même mal.
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