Parfois,
lorsque tout dort, je m'assieds plein de joie
Sous le dôme étoilé qui sur nos fronts flamboie; J'écoute
si d'en haut il tombe quelque bruit; Et l'heure vainement me frappe de son
aile Quand je contemple, ému, cette fête éternelle Que
le ciel rayonnant donne au monde la nuit. Souvent alors
j'ai cru que ces soleils de flamme Dans ce monde endormi n'échauffaient
que mon âme; Qu'à les comprendre seul j'étais prédestiné;
Que j'étais, moi, vaine ombre obscure et taciturne, Le roi mystérieux
de la pompe nocturne; Que le ciel pour moi seul s'était illuminé
! Novembre 1829. |