Et j'entendis une grande
voix. APOCALYPSE.J'étais
seul près des flots, par une nuit d'étoiles. Pas
un nuage aux cieux, sur les mers pas de voiles. Mes yeux plongeaient plus
loin que le monde réel. Et les bois, et les monts, et toute la nature,
Semblaient interroger dans un confus murmure Les flots des mers, les feux
du ciel. Et les étoiles d'or, légions infinies,
A voix haute, à voix basse, avec mille harmonies, Disaient, en
inclinant leurs couronnes de feu ; Et les flots bleus, que rien ne gouverne
et n'arrête, Disaient, en recourbant l'écume de leur crête
: - C'est le Seigneur, le Seigneur Dieu. 25
novembre 1828. |