1846 |
Naissance, le 4 avril, à
Montevideo (Uruguay), d'Isidore Lucien Ducasse. Son père,
François, a été instituteur dans la région
de Tarbes et il a émigré en Uruguay en 1839 où
il travaille comme commis au consulat. En 1846, l'Argentine et
l'Uruguay sont en guerre, ce que Ducasse évoquera d'ailleurs
à la fin du premier des
Chants de Maldoror. Ce conflit ne s'achèvera qu'en
1851. |
1847 |
Le 9 décembre, la mère d'Isidore
Ducasse meurt. |
1856 |
François Ducasse devient chancelier du
consulat de France à Montevideo. |
1859 |
À partir d'octobre, Isidore
Ducasse est interne au lycée impérial de Tarbes
où il restera jusqu'à la fin de l'année scolaire
1861-1862. |
1863 |
Ducasse entre comme interne au lycée impérial
de Pau. On ne sait dans quelle institution il fut inscrit pendant
l'année scolaire 1862-63. |
1865-1866 |
Ducasse prépare, au lycée de Pau,
un baccalauréat en sciences, mais rien indique qu'il ait
réussi ses examens. |
1867 |
Ducasse part, le 21 mai, pour Montevideo et il
reviendra en France à la fin de l'année. Il s'installera
alors à Paris, probablement dans un hôtel de la rue
Notre-Dame-des-Victoires. |
1868 |
Le chant premier des Chants de Maldoror
est imprimé en août par l'Imprimerie Ballitout, Questroy
et Cie. Il semble que ce ne soit qu'en novembre que la vente de
l'oeuvre, qui n'était alors pas signée, ait commencé.
Elle se vendait 30 centimes. Remarquons aussi que Georges Dazet,
un ami connu au lycée de Tarbes, est nommé dans
cette version du premier chant. Le 10 novembre, Ducasse envoie
une lettre à Victor Hugo, accompagnée d'un exemplaire
de l'unique chant publié de Maldoror. |
1869 |
En janvier, une seconde édition du premier
chant est imprimée, à Bordeaux, dans les Parfums
de l'âme, recueil collectif édité par
Évariste Carrance. Pendant l'été, la version
définitive et complète de Maldoror, celle
qui est signée du nom de Lautréamont, est envoyée
en Belgique pour y être publiée. En octobre, Ducasse
habite rue du Faubourg-Montmartre. |
1870 |
En avril, la première partie des Poésies
est complétée ; la seconde le sera en juin. Depuis
le mois de mars, Ducasse habite rue Vivienne, l'un des lieux mis
en scène au sixième
des Chants de Maldoror. Le 24 novembre, dans un Paris
assiégé par les troupes de la IIIe république,
Isidore Ducasse meurt. Un service religieux aura lieu les jours
suivants en l'église Notre-Dame-de-Lorette. |
1886 |
Léon Bloy consacre quelques
paragraphes, dans son roman Le Désespéré,
à l'oeuvre de Ducasse. En 1890, dans Le Cabanon de
Prométhée, articlle paru dans La Plume,
Bloy écrit de nouveau à propos des Chants de
Maldoror. C'est le mythe du génie fou qui est alors
colporté. |
1891 |
Remy de Gourmont signale les principales variantes
des Chants et annonce l'existence des Poésies. |
1919 |
André Breton recopie les deux parties
des Poésies à partir des exemplaires disponibles
à la Bibliothèque nationale. |