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Sommaire des poèmes

LA SÉRÉNADE

Sérénade, dessin d'Aloysius Bertrand

La nuit, tous les chats sont gris.
Proverbe populaire.

Un luth, une guitarone, et un hautbois. Symphonie discordante et ridicule. Mme Laure à son balcon, derrière une jalousie. Point de lanternes dans la rue, point de lumières aux fenêtres. La lune encornée.

« Est-ce vous, d'Espignac ? - Hélas ! non. ? C'est donc toi, mon petit Fleur-d'Amande ? - Ni l'un ni l'autre. - Comment ! encore vous, Monsieur de la Tournelle ? Bonsoir ! cherchez minuit à quatorze heures ! »

LES MUSICIENS DANS LEUR CAPE. - « M. le conseiller en sera pour un rhume. - Mais le galant n'a donc pas frayeur du mari ? - Eh ! le mari est aux Iles. »

Cependant, que chuchotait-on ensemble ? - « Cent louis par mois. - Charmant ! - Un carrosse avec deux heiduques. - Superbe ! - Un hôtel dans le quartier des princes. - Magnifique ! - Et mon cœur fourré d'amour. - Oh! la jolie pantoufle à mon pied !

« LES MUSICIENS TOUJOURS DANS LEUR CAPE. - « J'entends rire Mme Laure. - La cruelle s'humanise. - Oui-dà ! l'art d'Orphoeus attendrissait les tigres dans les temps fabuleux ! »

Mme LAURE - « Approchez, mon mignon, que je vous glisse ma clef au nœud d'un ruban ! » Et la perruque de M. le conseiller se mouilla d'une rosée que ne distillaient pas les étoiles. - « Ohé ! Gueudespin, cria la maligne femelle, en fermant le balcon, empoignez-moi un fouet, et courez vite essuyer Monsieur ! »


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Aloysius Bertrand  ©Jacques Lemaire, 1999-2017