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Toi, à cheval !
- Eh ! pourquoi pas ? j'ai si
souvent galopé sur un lévrier
du laird de Linlithgow !
Ballade écossaise.
J'avais
capturé de mon séant, dans l'ombre de mes courtines,
ce furtif papillon, éclos d'un rais de la lune ou d'une goutte
de rosée.
Phalène palpitante qui, pour dégager ses ailes
captives entre mes doigts, me payait une rançon de parfums !
Soudain la vagabonde bestiole s'envolait, abandonnant
dans mon giron, - ô horreur ! - une larve monstrueuse et difforme
à face humaine !
*
« Où est ton âme ? que je chevauche ? - Mon
âme, haquenée boiteuse des fatigues du jour, repose maintenant
sur la litière dorée des songes.»
Et elle s'échappait d'effroi, mon âme, à travers
la livide toile d'araignée du crépuscule, par-dessus de noirs
horizons dentelés de noirs clochers gothiques.
Mais le nain, pendu à sa fuite hennissante, se
roulait comme un fuseau dans les quenouillées de sa blanche crinière.
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